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2024

8 min de lecture

Connecter un parc industriel de 1 200 acres

Aucune fibre disponible sur place, aucun lien satellite unique suffisamment rapide, et des flux de vidéosurveillance et de caisse à acheminer des usines vers le siège. Huit terminaux Starlink agrégés vers une couche de distribution en fibre optique.

Chargé de support informatique · Bright Industrial Park, Ghana

8
terminaux Starlink agrégés
2.5 Gbps
débit agrégé sur la fibre
500+
caméras de vidéosurveillance transportées

La contrainte

Un parc industriel international de 1 200 acres à Afienya – Shai Hills, accueillant de nombreux fabricants et producteurs internationaux, avec des usines, des bureaux et un siège répartis sur l'ensemble du site. Chaque bâtiment avait besoin d'un accès internet. Le siège devait recevoir les flux de vidéosurveillance et les données de caisse de tous ces bâtiments. Et aucune fibre terrestre ne desservait le site.

Cela écarte la solution évidente. Un seul terminal satellite ne peut pas alimenter un parc entier — ni la bande passante cumulée de dizaines de caméras en téléversement continu, ni les transactions de caisse, ni le trafic bureautique ordinaire. Acheter un lien plus rapide n'était pas une option : il n'y en avait aucun à acheter.

Le parc est aménagé en quatre phases ; ce réseau couvre les deux qui sont en service. On y trouve douze usines et huit entrepôts, ainsi que les équipements qui font vivre un parc de cette taille : un hôtel, le siège, un hôpital, une banque, un supermarché, un centre commercial, un restaurant, un KTV et des foyers d'hébergement pour le personnel local et étranger. Chaque usine et chaque entrepôt à eux seuls comptent entre 26 et 38 caméras de vidéosurveillance — bien plus de cinq cents flux — et chaque site dispose d'un terminal de point de vente. Tout cela remonte vers le siège en continu.

Agréger ce qui était disponible

Si un terminal ne suffit pas, la question devient de savoir si huit peuvent se comporter comme un seul lien plus large. Starlink fournit une connexion grand public sans agrégation native : le regroupement doit donc se faire au niveau du routeur.

Huit terminaux sont installés individuellement avec une vue dégagée du ciel et arrivent chacun sur son propre port d'un routeur MikroTik comme WAN distinct. RouterOS répartit le trafic entre eux, de sorte qu'aucun terminal ne supporte seul l'ensemble du site et que la perte de l'un dégrade la capacité sans provoquer de coupure.

La répartition repose sur le classificateur par connexion — PCC — dans RouterOS. Chaque nouvelle connexion est affectée à l'un des huit terminaux et y reste fixée, de sorte qu'un téléchargement donné emprunte un seul lien tandis que la charge globale se répartit uniformément sur les huit. Comme la répartition se fait par connexion et non par paquet, les sessions n'arrivent jamais dans le désordre. Lorsqu'un terminal tombe, PCC redistribue sa part sur les terminaux encore actifs : le parc ralentit légèrement au lieu de perdre la connectivité — toute la raison d'agréger huit liens grand public plutôt que d'en croire un seul.

Traverser 1 200 acres

Une bande passante agrégée au siège ne sert à rien si elle n'atteint pas une usine située à un kilomètre. Le sans-fil seul n'aurait pas supporté un téléversement continu de vidéosurveillance à cette distance : le parc avait besoin de fibre.

Le routeur alimente un commutateur d'entreprise Huawei S5735, qui alimente à son tour un équipement GPON dont les quatre ports fibre rejoignent un panneau de brassage. Chaque port est réparti en 1:4 par des répartiteurs passifs, desservant les bâtiments à travers le parc. Le caractère passif compte : aucune alimentation ni équipement actif sur le terrain, donc un point de défaillance en moins en environnement industriel.

Le trafic circule dans les deux sens sur la même dorsale : vidéosurveillance et données de caisse vers les serveurs du siège, accès internet redistribué vers les usines.

Sur cette dorsale, la fibre achemine environ 2,5 Gbit/s, et chaque appareil y bénéficie de 20 à 50 Mbit/s — de quoi absorber les centaines de caméras en téléversement continu, plus le trafic de caisse et bureautique, sans qu'ils se privent mutuellement de bande passante.

Là où la fibre s'arrête, la radio prend le relais

La fibre justifie son coût là où la densité d'usines et d'entrepôts rend le creusement rentable — les deux premières phases. Les phases trois et quatre, plus éloignées, sont desservies par des liaisons radio point à point : environ 800 Mbit/s par voie hertzienne, avec des tunnels VPN pour tout ce qui doit atteindre les systèmes internes du siège.

C'est une adéquation délibérée de l'outil à la distance — la fibre là où la densité le justifie, la radio ailleurs — et cela a permis de mettre en service les phases ultérieures sans attendre une tranchée.

Ce que je ferais différemment

La supervision est le point faible. Avec huit liens WAN, la dégradation silencieuse de l'un passe facilement inaperçue : le site reste accessible, simplement plus lent, et personne ne signale de panne. Des métriques par lien et une alerte sur changement d'état combleraient cette lacune à peu de frais.

La configuration réside également sur le routeur plutôt que dans un dépôt versionné. Elle est sauvegardée, mais une reconstruction complète consisterait à restaurer un fichier plutôt qu'à appliquer une configuration connue depuis une source.

L'étape suivante, c'est l'agrégation plutôt que l'équilibrage. Le PCC répartit les sessions sur les huit terminaux mais ne peut pas rendre une session plus rapide qu'un seul lien, et le basculement se fait par connexion plutôt qu'instantanément. Passer à une véritable couche d'agrégation comme SpeedFusion réunirait les terminaux en un seul tuyau logique et basculerait en moins d'une seconde — l'amélioration que j'apporterais ensuite.

MikroTikRouterOSStarlinkGPONFibreNetworking